De
salieriLe 18/09/26 à 22:00:10
Ce matin-là, il était 7 h 32.
J’étais assis devant mon petit-déjeuner, encore dans cet état étrange où le cerveau fonctionne, mais avec une certaine mauvaise volonté.
Une tartine dans une main.
Mon téléphone dans l’autre. La routine quoi.
Machinalement, j’ouvre le téléphone. Et je vois ton départ : "Doublecap se retire de la vie politique et quitte le site."
Je relis. Une fois. Puis une deuxième. Puis une troisième, parce que manifestement, à 7 h 33, mon cerveau avait décidé de ne plus coopérer.
Et derrière moi :
— « Dépêche-toi de finir ta tartine, tu vas être en retard ! »
Mais dans ma tete je me dis
"Maman…Je viens de perdre mon mentor."
La tartine n était clairement plus ma priorité.
Parce que Doublecap, pendant six mois, ce n’était pas simplement un pseudo.
Ce n’était pas simplement quelqu’un avec qui discuter. C’était mon mentor.
Celui qui m’a accompagné quand je découvrais encore tout ça.
Celui qui m’a guidé quand je ne savais pas quelle direction prendre.
Celui qui m’a conseillé quand je pensais (à tort, évidemmen)que j’avais déjà tout compris.
Celui qui savait parfois trouver les bons mots. Et parfois simplement être là.
Pendant six mois, il y a eu des discussions sérieuses. Des décisions. Des désaccords. Des réussites. Des échecs. Des moments où on a énormément rigolé pour absolument rien. Et puis des moments plus difficiles. Des moments où l’on rigole moins. Où les mots sont plus rares. Où une présence vaut davantage qu'un long discours.
On a ri. On a douté. On a avancé.
Et quelque part, sans vraiment s’en rendre compte, on a construit quelque chose de beau, de fort : une amitie sincère. C’est pour ça que ton départ me laisse sans voix. Parce que je ne l’ai pas vu venir.
Pas un avertissement.
Pas un dernier message.
Pas un “à bientôt”.
Rien. Six mois de présence… Et soudain : plus rien.
Tu es parti comme on ferme une porte derrière soi. Sauf que derrière cette porte, il y avait six mois de souvenirs. Et ça, ça ne se ferme pas.
Je pourrais faire un long discours. Je pourrais énumérer tout ce que tu m’as appris. Je pourrais raconter chacune de nos discussions. Mais au fond, il y a quelque chose de beaucoup plus simple à dire :
MERCÎ !
- Merci de m’avoir guidé.
- Merci de m’avoir conseillé.
- Merci de m’avoir accompagné.
- Merci pour ta patience.
- Merci pour les moments où tu m’as poussé à avancer.
- Merci pour les moments où tu m’as simplement écouté.
- Merci pour les fous rires.
- Merci pour les moments plus difficiles.
Et surtout… merci d’avoir été là pendant ces six mois.
Je ne sais pas pourquoi tu es parti. Et je ne veux pas inventer une explication à ta place.
Peut-être que tu avais simplement besoin de tourner la page. Peut-être qu’il était temps pour toi de prendre un autre chemin.
Mais j’espère que tu sais une chose : ton départ ne supprime pas ton passage.
Parce qu’il y a des gens qu’on rencontre; des gens qu’on apprécie. Et puis il y a ceux qui, sans forcément le savoir, changent quelque chose en nous.
Toi, tu fais partie de ceux-là. Et finalement, il y a une ironie assez belle dans tout ça.
Pendant six mois, tu m’as montré le chemin.
Tu m’as expliqué les détours.
Tu m’as aidé à éviter les murs.
Tu m’as appris à avancer.
Et aujourd’hui…tu n’es plus là. Alors il va falloir marcher sans toi. Mais peut-être que c’était justement le but.
Alors adieu, Doublecap.
"Va, piensero"
Va sans prévenir, puisque visiblement tu avais décidé de nous faire découvrir le concept de “départ surprise”.
Bon après la nonchalance et la surprise c est pareil avec toi :-)
Mais ne crois pas que ton absence effacera ta présence. Elle fera même probablement l’inverse.
Parce que maintenant, chaque fois que je penserai à ces six mois, il y aura ton nom quelque part. Et ce matin, devant cette tartine de miel de printemps (c mon préféré) abandonnée sur la table, j’ai compris quelque chose : on ne mesure pas l’importance de quelqu’un quand il arrive.
On la mesure souvent au silence qu’il laisse lorsqu’il s’en va. Et le tienn se fait entendre.
Tu étais celui qui tenait la carte.
Aujourd’hui, la carte est entre mes mains.
Et si je sais désormais avancer…c’est en partie parce que tu m’as appris à le faire.
Alors je ne te dis pas simplement adieu; maisJe te dis merci d’avoir été là.
Et où que tu sois désormais, garde ça avec toi :
> Certains passent dans une vie.
> Certains y laissent un souvenir.
> Et certains y laissent une direction.
> Toi, Doublecap, tu m’as laissé les deux.
Six mois. Un départ. Une tartine grillée refroidie.
Et une histoire qui, elle…ne s’arrêtera pas là. Je garderai cette flamme que tu m'as transmis.
J ai beaucoup attendu avant d écrire ce topic, pour refléchir à comment bien écrire les éléments, et à me remettre du départ de mon mentor et ami.
Le compositeur te dit au revoir.
Le renard te fais la bise sur les deux joues.
Ton Salieri te rend hommage.