De
chlojoLe 10/06/26 à 16:50:42
Alors remettons les choses dans leur contexte.
Oui, en début de mandat, j’ai défendu l’idée qu’un président élu démocratiquement devait aller au bout de son mandat. Et je le maintiens. D’ailleurs, à l’époque, j’avais proposé la création d’un poste de vice-président précisément pour anticiper les situations de démission ou d’empêchement. Cette proposition n’a pas été retenue.
Concernant la réforme, je ne partage pas l’idée qu’il existerait un « bon » ou un « mauvais » moment pour réformer. Lorsqu’une réforme est pertinente et qu’une majorité souhaite la mettre en place, elle doit pouvoir être étudiée et débattue. Attendre systématiquement la législature suivante revient souvent à repousser les sujets.
Par ailleurs, nous sommes déjà proches des prochaines élections législatives. Mettre cette réflexion sur la table maintenant peut justement créer une dynamique positive pour la prochaine mandature, permettre aux candidats de se positionner sur le sujet et offrir au futur président élu un cadre plus clair.
Enfin, concernant l’accusation d’hypocrisie, elle est pour le moins caricaturale. Oui, j’ai voté pour moi lors de l’élection qui a suivi ma démission. Et je l’assume pleinement. Les députés avaient fait le choix de me qualifier pour le second tour face à un candidat ouvertement pro-Aura. À ce moment-là, j’ai estimé que j’étais le seul candidat en mesure de garantir l’indépendance de l’Assemblée et d’éviter une mainmise de la majorité sur l’institution. J’ai donc exercé mon droit de vote en cohérence avec cette conviction.
Que l’on partage ou non cette analyse est une chose. Mais comparer le fait de voter pour soi dans une élection où l’on est candidat avec le fait de briguer à nouveau un poste dont on vient de démissionner est un raccourci qui ne résiste pas à l’examen des faits.
Le débat mérite mieux que des attaques personnelles et des procès d’intention.