De
chlochlosLe 05/06/26 à 07:32:47
Démission de la Présidence de l’Assemblée
Chers collègues, chers joueurs, chers membres du gouvernement,
Parce que je crois encore à quelques principes démocratiques, j’ai décidé de soumettre mon maintien à la présidence de l’Assemblée à un nouveau vote de confiance en engageant ma responsabilité.
Le verdict est tombé : 83 % des députés ont voté contre.
Dans la plupart des démocraties, cela suffit à comprendre le message. Je vais donc vous épargner un troisième vote de confiance et vous annoncer ma démission de la présidence de l’Assemblée, effective ce soir à 00h.
Je pars avec le sentiment du devoir accompli, ou du moins du devoir tenté.
Durant ce mandat, j’aurai essayé de faire vivre cette institution :
* Proposer l’élection d’un vice-président : rejeté ;
* Proposer un règlement intérieur : rejeté ;
* Mettre en place des représentants des députés pour négocier avec le gouvernement ;
* Créer un journal parlementaire afin que l’Assemblée existe aussi en dehors des votes et des polémiques ;
* Organiser deux votes de confiance du gouvernement en défendant les intérêts de l’Assemblée ;
* Organiser un vote de confiance du président de l’Assemblée.
À défaut d’avoir toujours obtenu des résultats, personne ne pourra dire que je n’ai pas essayé.
Force est de constater que notre Assemblée est devenue un objet politique fascinant : tout le monde sait ce qui ne va pas, mais beaucoup moins nombreux sont ceux qui proposent une solution. Les vocations de commentateurs semblent aujourd’hui plus nombreuses que celles de bâtisseurs.
J’aurai également découvert qu’à VPM, certains considèrent manifestement que le poste de président de l’Assemblée consiste à être responsable de tout, même de ce qu’il n’a pas le pouvoir de faire. Une fonction presque divine, mais sans les pouvoirs associés.
Face à une défiance aussi massive, il serait absurde de s’accrocher à un fauteuil dont visiblement beaucoup rêvent davantage qu’ils ne souhaitent l’exercer.
Je quitte donc mes fonctions avec lucidité, mais sans amertume.
En revanche, je ne peux passer sous silence la violence de certains comportements observés durant ce mandat. Derrière les écrans, il y a des joueurs. Derrière les fonctions, il y a des personnes.
Attaques personnelles, quolibets, provocations permanentes, parfois même menaces : ce mandat a été de loin l’expérience la plus éprouvante que j’ai connue sur VPM.
Je terminerai mon mandat de député, par respect pour les électeurs qui m’ont accordé leur confiance. Ensuite, je prendrai du recul.
Car VPM est censé être un jeu. Un jeu politique, certes. Mais un jeu malgré tout. Certains semblent malheureusement l’avoir oublié.
Je souhaite sincèrement bonne chance à mon successeur. Il découvrira rapidement que présider une Assemblée où chacun réclame des changements mais rejette systématiquement les outils permettant de les mettre en œuvre est un exercice particulièrement enrichissant pour le développement de la patience.
Merci à celles et ceux qui ont soutenu mon action, même lorsqu’il était plus facile de critiquer que d’aider.
Bien à vous,
Le Président sortant,
désormais libéré de ses fonctions… et probablement de quelques migraines.