De
chlochlosLe 28/04/26 à 09:39:55
Mesdames, Messieurs les députés, chers joueurs, chers amateurs d’enveloppes plus scrutées qu’un budget ministériel,
À titre personnel, j’aurais voté pour.
Oui, sans hésitation, sans trembler, sans appeler un cabinet d’audit.
Ellevanne a été un excellent président, et il a tout mon soutien. Un mandat solide, fédérateur, avec du dialogue, du panache, un soupçon de poker, une pincée de chocolatine — bref, un cocktail institutionnel rarement égalé.
Mais parce qu’en politique rien n’est jamais simple, j’avais pris un engagement solennel, presque mystique : déléguer mon vote au futur maire de Nantes, afin de replacer Nantes au cœur du jeu démocratique de VPM et d’en faire, ne serait-ce qu’un instant, la capitale morale du pays.
Et voilà que Paredes remporte la ville.
Le destin a parfois le sens du timing.
Je l’ai donc contacté dans la foulée — entre deux dossiers d’État et un café mal dosé — afin qu’il me transmette sa position.
Mais attention : pas un simple “oui” ou “non” griffonné sur un post-it.
Je lui ai demandé une position justifiée, argumentée, construite, presque digne d’un oral de concours.
Car mon premier engagement de député reste inchangé : toujours justifier mes votes.
Même quand il s’agit d’une enveloppe. Même quand il s’agit de la dernière enveloppe d’un président. Même quand tout le monde sait déjà qu’on est à deux doigts d’un standing ovation.
Et justement.
Cette enveloppe n’est pas une enveloppe comme les autres.
C’est la dernière du président Ellevanne.
Autrement dit, la scène post-générique.
Le dernier rappel.
Le moment où tout le monde applaudit pendant que la musique monte.
Et franchement, il va manquer.
Je le remercie sincèrement pour ce mandat qui a recousu le lien vpmien, calmé quelques tempêtes, et prouvé qu’on pouvait gouverner sans transformer chaque débat en épisode spécial d’une téléréalité parlementaire.
Alors oui, j’attends la position du maire de Nantes.
Mais dans mon cœur politique, le bulletin est déjà glissé.
Avec un petit mot dessus : merci.
Présidentiellement vôtre,
chlochlos