De
dogmaLe 20/03/26 à 14:18:54
Maintenant que la poussière des législatives commence un peu à retomber, j’aimerais parler un peu des modalités de l'élection du président de l’Assemblée.
Parce qu’en l’état… disons-le franchement : c’est quand même un peu bricolé. On parle d’un poste dont les fonctions sont déjà assez floues, sans étoile, sans prime, sans gros avantage concret, et on nous sort un mode d’élection assez anticlimatique : un sondage forum lâché sans prévenir, sans vraie date de fin claire, avec la possibilité de voter pour plusieurs députés à la fois, et il faut remobiliser notre électorat pour 2 tours alors qu’on sort tout juste de deux semaines de campagne haletante à rafraîchir les intentions de vote toute les 10 minutes.
Autrement dit : après un marathon électoral, on nous rajoute un petit footing administratif en claquettes. Et franchement, ça fait plus “bricolage parlementaire” que véritable élection.
Dans la perspective de scrutins futurs, avec l’ami @mioumioum, on se permet donc de proposer une formule qui nous semblerait plus dans l’esprit parlementaire, et surtout plus intéressante pour faire vivre l’Assemblée dès le départ.
L’idée serait simple : les députés qui veulent le perchoir se déclarent officiellement. On fixe les dates claires à l’avance, on laisse 2 ou 3 jours de campagne, les candidats exposent leur vision, les députés discutent entre eux, négocient, cherchent des accords, se testent, se promettent monts et merveilles ou se menacent à demi-mot avec élégance républicaine. Bref : on fait de la politique, ce qui paraît quand même adapté pour élire un président d’Assemblée.
Ensuite, le vote se ferait entre députés, ce qui semble la moindre des choses pour un poste parlementaire. Et surtout, comme pour les enveloppes, on pourrait imaginer un vote public, avec justification. Pas juste pour le folklore : parce que ça forcerait chacun à prendre position, à assumer son choix, et ça donnerait une première vraie occasion de voir l’Assemblée vivre.
Qu'importe le format : un tour, deux tours, ou même un mini conclave du perchoir si on veut y mettre un peu de sel. Le format exact, à la limite, est secondaire. Ce qui compte, c’est l’esprit : que cette élection soit une affaires de députés, avec débat, alliances, désaccords, compromis, bref tout ce qui fait le sel d’une assemblée un peu vivante. Et ça donnera l'occasion aux députés nouvellement élus de se jauger et bâtir des liens entre eux.
Parce qu’au fond, si le perchoir doit exister, autant qu’il soit vécu comme un vrai moment politique, et pas comme un petit sondage forum perdu entre deux lendemains de campagne et trois gens qui n’ont pas encore récupéré leurs heures de sommeil.
Merci de votre attention,
Dogma, votre député