De
parachuterLe 11/03/26 à 01:47:58
J'ai été interviewé par le journaliste de la campagne, Coluchemaire...
Interview – Parachuter, candidat à Nantes
1. À Nantes, le second tour s’annonce très serré. Est-ce que vous vivez cette campagne comme un sprint final… ou plutôt comme un saut en parachute sans vérifier la météo ?
Eh bien… un peu des deux :
• Oui un sprint final, car j’ai quand même chaud aux fesses. Mon coolissime adversaire Chlochlos est très adulé, à cause du fait qu’il a été adoubé par la majorité présidentielle. Il pense me faire peur comme s’il était Belphégor.
• J’ai aussi ce sentiment d’un parachutage doré qui pourrait très bien atterrir, car je pense qu’il va neiger sur Nantes en ce mois de mars, effet du réchauffement climatique. Du coup, j’ai anticipé et j’ai offert des coupons de réduction à toutes mes ouailles, pour qu’elles dévalisent tous les magasins à l’occasion des soldes actuelles.
2. Votre pseudo est devenu presque un slogan de campagne. Mais au fond, Parachuter à Nantes, c’est une arrivée surprise… ou un atterrissage parfaitement calculé ?
Parachuter à Nantes, c’est un atterrissage parfaitement calculé. Nantes, c’est mon champ, et je compte faire tout mon possible pour que les Nantaises et Nantais vivent leurs retraites sous forme de parachutes dorés.
3. Face à vous, Chlochlos, candidat de la majorité présidentielle. Comment décririez-vous votre adversaire en quelques mots… et surtout ce qui vous distingue de lui ?
Chlochlos, je le considère comme un dissident.
En fait, c’est moi qui aurais pu être investi par la majorité présidentielle, mais j’ai eu des bisbilles avec le Président de la République de VPM. Lorsque je serai réélu député de Nantes, j’espère me réconcilier avec son excellence Ellevanne.
4. Certains électeurs disent que vous votez les enveloppes mais que vous justifiez rarement vos votes et que vous intervenez peu dans les débats. Que répondez-vous à ceux qui estiment que votre rôle de député est trop discret ?
Justement, je pourrais engager Chlochlos comme mon attaché parlementaire. Pendant qu’il s’occupera de garder la mairie de Nantes dans l’escarcelle de la mouvance présidentielle, moi je vais faire disparaître cette image erronée de député godillot avec laquelle des mauvaises langues me caricaturent.
5. Justement, quel bilan tirez-vous de votre mandat de député jusqu’ici, et qu’est-ce qui selon vous a été le plus utile pour la communauté ?
Le fait même d’avoir créé les postes électifs de députés VPM a donné encore plus de longévité au jeu.
6. Nantes est une ville connue pour ses machines géantes, son éléphant mécanique et ses idées parfois un peu folles. Si vous étiez réélu, quelle idée “un peu folle” aimeriez-vous défendre à l’Assemblée ?
Pas vraiment d’idée folle, mais j’aimerais proposer la création d’un poste de Chef d’opposition Shadow cabinet, qui recevra les sommes de plakass ponctionnées (les 10 %) sur les partis qui se font piéger par le juge anticorruption des financements occultes.
Ces plakass seront destinés à distribuer des crédits gratuits à un joueur ou à un parti politique chaque fin de mois.
7. Dans cette campagne, certains parlent de renouvellement et d’énergie politique. Comment comptez-vous montrer que votre candidature représente plus qu’une simple continuité ?
Un vétéran saura toujours se remettre en cause, tout simplement.
8. La politique à VPM ressemble parfois à une partie d’échecs. Vous êtes plutôt joueur patient… ou amateur de coups tactiques inattendus ?
Je préfère être un joueur patient. J’adore prendre plaisir à jouer dans des campagnes électorales successives et sans interruption.
9. Question locale incontournable : pour séduire les Nantais, vous êtes plutôt beurre salé, muscadet ou galette-saucisse après un meeting ?
Les Nantaises, les Nantais et moi, on adore se lécher les babines lors des brunchs de galette-saucisse que j’organise à l’occasion de chaque soirée électorale.
10. Dernière ligne droite : quel message adressez-vous aux électeurs nantais qui hésitent encore entre vous et Chlochlos avant de voter ?
Chères Nantaises et chers Nantais, voter pour moi, Parachuter, c’est voter pour élire un député seize fois étoilé à la mairie.
Je suis un dinosaure qui pourrait disparaître un jour, mais qui fera toujours parler de lui éternellement, à travers les enseignements que je vais prodiguer à Chlochlos, mon suppléant au fait.