De
zizeLe 23/01/26 à 00:48:15
Messieurs, dames du conclave, aujourd’hui je me lance,
Je viens devant vous dire ma candidature en confiance,
Ce n’est ni par orgueil, ni pour briller plus haut,
Mais parce que le silence, parfois, pèse trop.
Je suis Zize l’Aubagnaise, enfant du pays,
De ceux qu’on entend peu mais qui pensent la vie,
Je porte dans la voix le soleil d’hier,
Et dans le cœur le devoir d’être claire.
Du Garlaban je tiens la force du vent,
Qui plie mais ne rompt jamais vraiment,
De la Treille, la patience du pas,
Qui avance lentement mais ne ment pas.
Lili des Bellons me disait souvent :
“Ma fille, tiens bon, reste devant,
Car quand la route tremble sous les pieds,
C’est le courage qui doit guider.”
Et Marcel Pagnol, dans l’air d’Aubagne,
Me parlait d’humains, jamais de règne,
Il disait que la grandeur n’est pas le pouvoir,
Mais le respect qu’on garde même dans le noir.
Alors oui, aujourd’hui je suis candidate au conclave,
Avec mes doutes, mes forces, mon âme brave,
Si vous me confiez ce chemin difficile,
Je marcherai droite, humble et utile.
Si je deviens Présidente, sans faste ni couronne,
Je servirai avant de donner des ordres aux personnes,
Car gouverner vraiment, c’est tenir la main,
Quand le monde vacille et cherche le chemin.
Je suis Zize, fille des collines d’Aubagne,
Où la parole engage plus qu’un serment de campagne,
Et quoi qu’il advienne après ce jour,
Je resterai fidèle — à vous, à moi, à l’amour et pour toujours.