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Moi PIK révolutionnaire

avatar piqueassiette
De piqueassiette
Le 02/02/21 à 20:27:19

Je monte lentement à la tribune. Non pas que je veux que le moment soit solennel mais j'ai surtout un gros bidon....

Citoyens,

Et moi aussi je viens mêler ma voix aux concerts d’acclamations qui retentissent aujourd’hui de toutes parts ; et moi aussi je viens célébrer la souveraineté du peuple. J’essayerai d’activer le civisme de mes concitoyens, en laissant échapper devant eux ces flammes qu’un républicanisme pur allume dans mon cœur. Le peuple a reconquis ses droits imprescriptibles, il a ressaisi le sceptre usurpé par les tyrans. Ô révolution immortelle ! les trônes sont tombés ; les peuples sont rois ; il n’y a plus de sujets !

Comment pourrai-je célébrer dignement cette époque mémorable ? C’est en vous montrant d’abord tout ce que vous lui devez ; je ne puis mieux louer la liberté qu’en précisant ses bienfaits. Et c’est encore en vous montrant de suite ce que vous avez à craindre pour elle, et comment vous pouvez la sauver si vous savez vous prononcer.

Qu’étions-nous avant la révolution ? Moins que des brutes. Que sommes-nous depuis la conquête des droits du peuple ? Plus que des hommes. Depuis quatorze siècles, nous traînions dans le désespoir ces chaînes ignominieuses formées par le hideux despotisme, et rivées par le machiavélisme sacerdotal. L’incivilisation des Barbares valait mieux que cet état. Nos chaînes sont brisées, nous vivons ; nous bravons les vains rugissements des despotes.

L’œil du républicain n’est plus affligé par le spectacle impopulaire d’un sacerdoce oppressif. Un clergé rapace et scandaleux avait l’impudeur de se donner pour le représentant de l’Être suprême ; il a vécu : exproprié par nos premiers législateurs, mis hors de la loi par les seconds, ses forfaits n’appartiennent qu’à l’histoire. On ne verra plus l’homme descendre des hauteurs de la raison pour s’incliner devant un bipède mitré ; on ne verra plus ces histrions privilégiés latrociner les dupes pour garrotter les sages : au bruit de la fermeture des temples de la superstition, celui de la raison s’est ouvert, et la grande nation est entrée !
L’ancien régime avait organisé l’adultère en condamnant deux époux, aliénés l’un de l’autre par des torts conséquents, à gémir indivisément sous le poids insupportable d’un joug inopportun : honneur à nos courageux représentants, qui ont fait présent du divorce à la France !

Il viendra sans doute le temps où il sera permis de s’élever à la hauteur des premiers principes ! Déjà un de nos représentants a fait observer, dans un livre immortel, que le préjugé funeste et liberticide de l’aristocratie héréditaire tenait essentiellement à l’institution du mariage]. En effet, comment prouvera-t-on qu’on est noble lorsque l’on ne pourra plus prouver de qui l’on est fils ?

Déjà un autre représentant avait dit au corps législatif : C’est un préjugé général répandu en France, que les enfants appartiennent à leurs parents : cette erreur est très funeste en politique… Les progrès de la philosophie la déracineront

Qu’il sera grand le représentant courageux qui osera aborder cette grande question, et repousser les difficultés soulevées par le fanatisme et par l’ignorance ! En attendant, couvrons d’applaudissements nos législateurs, qui ont détruit dans leur sagesse un des fruits les plus venimeux du mariage, la puissance paternelle : la voix impérieuse de la raison s’est fait entendre ; elle a dit : « Il n’y a plus de puissance paternelle ; c’est tromper la nature que d’établir ses droits par la contrainte

Des magistrats enivrés de leur folle prérogative osaient, sous leur pourpre insolente, se croire les juges héréditaires des Français ; aujourd’hui, la classe des juges ne saurait plus être influencée par les mêmes passions : comment pourraient-ils être orgueilleux, puisque c’est vous qui les faites ? Lorsque le glaive de la loi avait frappé une tête coupable par une mesure ultra-répressive, elle arrachait quelquefois les biens du coupable. L’origine de la confiscation attestait son impureté, puisqu’elle remonte aux premières époques du régime féodal [i], et que Sylla en fut le digne inventeur [3]. Cette tache ne souille plus le code républicain ; ou, si la confiscation se montre encore çà et là, ce n’est que pour quelques milliards, et toujours comme simple indemnité.

Enfin, Citoyens, les bienfaits de la révolution sont immenses, et cet événement est unique dans les fastes de l’univers.
Quelle magnifique entreprise que celle d’une démocratie de trente millions d’hommes tous parfaitement égaux dans leurs droits naturels, dans leurs droits civils, dans leurs droits politiques ! Jamais rien de si beau n’a été tenté sur la terre ; jamais les vœux mêmes et les pensées des hommes de génie ne sont allés jusque-là. Platon, Montesquieu, Rousseau, étaient presque effrayés de cette conception. Cependant, nous avons eu le courage de former et d’exécuter ce plan sublime ; mais il ne peut être consolidé que par la réunion de toutes les lumières, et ces lumières où existent-elles ? Nulle part encore

Est-ce un empêchement ? Non, Citoyens ; il faut les faire naître [4]. Nous y parviendrons par la rémoralisation de l’opinion publique, par l’homogénéité de l’enseignement, par la démonétisation de ces vieux préjugés que nos pères admirent dans la circulation comme des vérités pures ; surtout, par la répression des jongleries sacerdotales.

Il faut nous entourer des lumières de tous les siècles, et reprendre sous œuvre l’édifice social ; tous les livres de Politique civile et criminelle sont à refaire ; tous les livres de morale, mêlés jusqu’ici de mysticité, sont à refaire ; tous les livres d’histoire sont à refaire [5].

Peut-être même serait-il opportun de refaire l’histoire même, dont chaque ligne n’offre que le spectacle contagieux des peuples souverains foulés aux pieds par d’insolents mandataires. C’est ainsi que le Français s’élèvera à la hauteur de ses destinées ; c’est ainsi que nous terminerons la plus belle comme la plus glorieuse des révolutions [i] ; c’est ainsi qu’en dirigeant tous les membres de la société vers le désir du bonheur commun, nous parviendrons à faire un peuple de dieu

Mais comment conserver ce bonheur dont nous jouissons ? C’est par l’union de tous les cœurs républicains. Fort de la pureté de mes intentions, je ne balancerai point de révéler à mes concitoyens une importante vérité ; on ne vous a point fait observer que, tant qu’une partie de la nation sera divisée de l’autre, l’union ne pourra régner [i].

Serrons donc les rangs des soldats de la liberté ! songeant que le roi de Mittau, debout devant ces redoutables phalanges, attend qu’elles s’ouvrent pour se jeter avec ses sicaires dans ces interstices funestes créés par l’esprit anarchique et par l’esprit sectionnaire, qui tendent sans relâche à briser l’unité politique du grand peuple. Les véritables ennemis de la France sont dans son sein ; si elle échappe à ses ennemis intérieurs, elle se rira des complots de l’étranger.
L’infâme Pitt a su nationaliser une guerre sacrilège ; il vomit sur le continent l’or du Bengale pour organiser la ligue insensée des rois ; mais Pitt n’est qu’un imbécile, quoi qu’en dise une réputation qui a été beaucoup trop enflée [i]. En vain l’Arabe de Moscou, le sultan de Vienne, le mameluk de Constantinople et le monstre des Orcades ont conjuré la perte de la république ; ils viendront se briser sur ce rocher inébranlable : mais tandis que nos frères d’armes iront châtier ces insolents jusque chez eux, c’est à nous, Citoyens, à en faire une justice non moins sévère.

Il faut les traduire devant le jury des sages, il faut verser l’ignominie sur ces rois atroces, il faut les condamner aux galères de l’opinion [6] ; en même temps, tenons leurs complices sous une surveillance infatigable ; et si nous voulons échapper à leurs complots, fermons nos cœurs à une pitié cruelle qui nous perdrait infailliblement.
Pour tromper, pour avilir, pour enchaîner de nouveau le premier peuple de l’univers, on s’arme de ses propres vertus, on ose lui parler de compassion au moment où la compassion serait un crime de lèse-nation. Ah ! croyez, citoyens, que la liberté n’est pas ennemie de la nature et de l’humanité ; mais il lui faut encore des hécatombes : il suffit que le mot de justice soit toujours écrit sur leur frontispice [i].

Il est temps de dire la vérité tout entière : les bruyants célébrateurs du 9 thermidor ne sont, dans leur presque totalité, que les ennemis sourds du 18 fructidor. C’est sous le masque fallacieux du modérantisme que l’hypocrite royaliste cache ses desseins perfides : il a bien ses raisons pour tâcher de modérantiser la révolution !

Mais lorsque le despotisme régit de Corcyre à Thulé, et du Bétis au Borys-thène ; lorsque ses satellites forcenés menacent, dans leur fureur gigantesque, d’envahir le sol de la liberté ; lorsque la France entière est en état de siège, est-il opportun de venir parler de pitié et de clémence ? Chaque citoyen doit-il attendre isolément dans l’attitude de la terreur que le poignard royal vienne chercher son cœur ? et la liberté terrifiée souffrira-t-elle qu’on la mette en état d’arrestation ? Non, Citoyens ; de grandes mesures de sûreté sont nécessaires : il faut que le tocsin de la vengeance rassemble les enfants de la patrie, et la dernière heure des tyrans aura sonné.

Prenons exemple des hommes fameux qui ont illustré dans tous les temps les annales de la liberté.
- Brutus se laissa-t-il corrompre par une prétendue tendresse paternelle lorsque, sous ses yeux impassibles, il fit tomber la tête de son fils ?
- Gaston ménagea-t-il ses préjugés absurdes lorsqu’il s’écria devant les législateurs : C’est moi qui le premier ai provoqué la loi contre les émigrés. J’ai un frère qui a eu la lâcheté d’abandonner son pays, c’est un monstre [7].
- Lorsque Caton le Censeur opina sur la restitution des biens des Tarquins [8], se laissa-t-il amollir par de vaines considérations de condescendance et d’humanité ? Fit-il entendre au sénat les sanglots des femmes et des enfants ?
- Et toutes les fois que la chose publique était en danger, ces fiers républicains balançaient-ils de neutraliser le pouvoir ?

Imitons ces grands modèles.

Un État tout puissant pour défendre la liberté contre royalistes et anarchistes
Tous les jours la malveillance demande où l’on prendra les fonds nécessaires pour soutenir les coups formidables du despotisme écumant ? La réponse est aisée : On les prendra où ils sont. Lorsque les pauvres ont consenti qu’il y eût des riches [9], ce fut toujours à la charge d’en venir aux partages au premier appel nominal. D’ailleurs, puisqu’il est permis de dépouiller ses ennemis, la position géographique de ces ennemis ne change rien à cet axiome éternel de morale et de droit public.

Eh ! qu’importe que les ennemis de la France soient en France ou en Angleterre ? Pour découvrir ces ennemis, la vigilance nationale doit être activée par tous les moyens possibles. Dès que ces traîtres seront connus, mettons leurs dépouilles entre les mains du Directoire, et laissons-le agir de confiance.

Quelle force pourra comprimer les complots populicides du réactionnaire et de l’anarchiste, si le gouvernement ne peut employer avec sagesse les moyens impressionnants d’une salutaire terreur ? Comment pourra-t-il évoluer le vaisseau de l’État au milieu des vagues contre-révolutionnaires, s’il n’est investi, par une loi organique de la constitution, d’une force de circonstances capable de neutraliser les factions, et de forcer tous les partis à marcher dans le sens de la révolution ? Les calomniateurs de notre constitution oseront nous reprocher ces moyens ; mais comment peuvent-ils ignorer, ces sycophantes impurs, que ces mesures de sûreté et ces formes acerbes [10] sont passagères comme les feux follets, mais que la liberté est éternelle comme les astres ?

Citoyens, nous marchons au milieu de deux écueils également terribles :
- le fougueux anarchiste n’oublie rien pour faire croire que tous les maux viennent de l’unité du pouvoir ; il cherche à le diviser pour l’anéantir ; et
- l’hypocrite royaliste répand de tout côté que le gouvernement est nécessairement un ; il tâche de faire glisser le peuple de l’unité politique à l’unité personnelle.

Nous avons fait serment de haine à ces deux partis, nous saurons les étouffer l’un et l’autre.

Un peuple n’a pas le droit de choisir la royauté
Quel homme oserait entreprendre de royaliser la France ? Sur quel principe effronté entreprendrait-il de baser ses complots frénétiques ? Serait-ce sur la volonté du peuple ? Mais cette volonté n’existera jamais ; on a vu sans doute des peuples, après avoir fait justice de leurs tyrans, s’humilier de l’humiliation de ces traîtres, et mettre : autant d’ardeur à rétablir l’ancien ordre de choses qu’ils en avaient mis à le renverser. De lâches Anglais ont pu donner ce spectacle au milieu de l’autre siècle ; mais les Français sont incapables de ce retour à la compassion, PARCE QUE DE NOS JOURS L’ART SOCIAL EST PLUS AVANCÉ [11].

D’ailleurs, le peuple ne peut vouloir la monarchie. Le Français qui veut un roi est un tigre : il est faux qu’un peuple ait le droit de choisir la royauté, parce qu’il aliénerait un droit inaliénable [12].

Ajoutons qu’il ne faut pas être la dupe des sophismes grossiers qu’on appuie sur la volonté du peuple. Un grand homme a fait sur les assemblées nationales une réflexion profonde : Lorsque dans une assemblée nationale, dit-il, le parti de l’opposition reste en minorité, il est utile à la chose publique… mais si ce parti acquiert la majorité, ce n’est plus un simple surveillant, ce n’est plus un censeur du gouvernement : c’est un ennemi ; il l’arrête dans sa marche, il paralyse ses mouvements, il refuse, il prescrit, et l’impuissance du gouvernement amène la guerre civile et l’anarchie [13].

L’application de ce principe lumineux aux nations se présente d’elle-même. Il y a de l’impudeur à confondre la majorité numérique avec la majorité légale, qui n’a rien de commun avec le nombre.

Quant à l’anarchie, elle est moins à craindre que le royalisme. Celui qu’on appelle anarchiste n’est le plus souvent qu’un ardent ami de la liberté. D’ailleurs, qui, dans notre république, oserait tenter de briser le pouvoir ? Celui-là méconnaîtrait l’unité du gouvernement, et pourrait ignorer qu’étant un comme la pensée, ses instruments ne sont pas des portions, mais seulement des agents [14].

La république est immortelle
Nous voulons un gouvernement ou les distinctions ne naissent que de l’égalité même, où le citoyen soit soumis au magistrat, le magistrat au peuple, et le peuple à la justice [15].
Ne craignons pas de le dire, Citoyens, la république est immortelle.

Quelques nouvelles sinistres, enflées par la malveillance, ont pu vous alarmer sur la situation militaire de la république à l’extérieur ; mais ces craintes sont vaines ; elles deviendraient criminelles si vous ne vous hâtiez de les abjurer. Jusques à quand prêterez-vous l’oreille à l’alarmiste astucieux ? Que vous faut-il donc pour vous convaincre, si les prodiges que vous avez vus vous laissent encore balancer ?
- Est-il pour des hommes libres quelques obstacles infranchissables ?
- Est-il une puissance qui ait pu nous résister ?
- Est-il une ville dont les remparts ne se soient abaissés devant l’étendard tricolore ?
- N’avons-nous pas pris, en passant, Malte, qui est éloignée de onze cents lieues de Toulon [16] ?
- N’avons-nous pas organisé un Institut national au Grand-Caire, qui est éloigné de la France de mille lieues [17] ?
- Depuis la prise de la Bastille, victoire la plus étonnante et la plus heureuse qui ait été remportée depuis l’origine du monde [18], jusqu’à la bataille d’Arcole, une destinée invincible n’a-t-elle pas veillé sur la liberté ?

La république est protégée par les généraux
Si la victoire paraît s’égarer un moment, bientôt vous la verrez revenir au pas de charge ; bientôt elle sera remise à l’ordre du jour et déclarée en permanence par les baïonnettes républicaines. En vain voudrait-on vous effrayer en vous nommant des généraux dont les circonstances ont privé la république : n’avons-nous pas encore Masséna, l’enfant chéri de la Victoire, et le rapide Pigeon, et Lecourbe l’helvétique, et Championnet le brise-trône, et Lannes, semblable aux immortels ?

Et pourriez-vous croire que le héros des Pyramides soit perdu pour la patrie ? Un jour, n’en doutez pas, vous le verrez tomber, comme l’étincelle céleste, au milieu des tyrans consternés. En vain les valets de George le Négrier bloqueraient les bouches du Nil avec leurs cinq cents vaisseaux, empêcheront-ils le grand homme de se rendre en Syrie par la haute Égypte [19] ? l’empêcheront-ils d’entrer, en remontant l’Euphrate dans les ports de l’ancienne ville de Tyr [20], d’où nous le verrons arriver, couvert de lauriers immortels ?

Mais, me direz-vous peut-être, qui nous répondra que dans ce second voyage il ne sera point cerné par les Anglais et fait prisonnier, avant de pouvoir atteindre la terre sacrée de la liberté ? Et moi, je vous le demande à mon tour, lorsqu’il se livra l’année dernière à son immortelle entreprise, au milieu de toutes les circonstances conjurées contre lui, fut-il pris, fut-il même rencontré par les Anglais ? Pressant la mer sous le poids de plus de quatre cents voiles et de trente mille hommes de débarquement, n’aborda-t-il pas en Égypte, en profitant de toutes les fautes, et utilisant l’ineptie d’un prétendu baron du Nil [21] ?

Conclusion
Citoyens, gardez-vous d’en douter : la liberté a vaincu. Si les tyrans peuvent un instant la refouler vers le centre, c’est pour en être repoussés eux-mêmes avec plus de violence au delà de leurs frontières. Couverts de la poussière des trônes, jamais nous ne plierons devant les rois, jamais nous ne traiterons avec eux.
Que les royalistes ne forment donc point de projets insensés. Les scélérats ! ce n’est pas au nom de la liberté, c’est au nom de l’honneur qu’ils marchent. Ignorent-ils que l’honneur a été déclaré féodal par l’assemblée constituante, et que toutes les lois de l’honneur ont été rapportées ? Mais le patriote est à son poste ; la loi est là pour les surveiller, les foudres républicaines ne sont qu’endormies ; Malheur aux traîtres, s’il s’en trouve ! Dieu même ferait de vains efforts pour les soustraire à la colère du peuple.

Citoyens, renouvelons dans ce moment le vœu solennel de vivre libres, ou de mourir ! Forts de notre union, forts de la pureté de nos principes, nous saurons déjouer les trames populicides. Vive la liberté ! vive la république ! Que le bruit de nos acclamations dissipe ces nuages qui semblent s’amonceler sur nos têtes et nous menacer d’un orage ! Pour moi, j’ai rempli ma tâche ;
- j’ai célébré la liberté,
- j’ai signalé ses ennemis,
- j’ai appelé sur leurs têtes la foudre nationale.

Si, dans mon dire impétueux, j’ai quelquefois employé les pensées et même les expressions des grands hommes de la révolution, c’est pour rendre hommage à leur génie, c’est pour déverser sur la province les lumières de la capitale, c’est pour allumer ma faible lampe au volcan de leur éloquence


avatar novatien
De novatien
Le 02/02/21 à 20:46:32

Les nombres entre crochets, c'est pour garnir ? :D
avatar piqueassiette
De piqueassiette
Le 02/02/21 à 20:56:21

EXACTEMENT

C'est pas magne qui ferait ça :D
De chlochlos
Le 02/02/21 à 22:49:33

Flemme de tout lire. Fais un vocal la prochaine fois
avatar tampax
De tampax
Le 03/02/21 à 06:26:36

Ou une vidéo de propagande, car la souris a glissé toute seule :D
avatar ludoviccruchot
De ludoviccruchot
Le 03/02/21 à 08:53:38

Pique tu veux être président. Tu es un pure republicain....ha moins que tu veux remettre le tribunal révolutionnaire pour faire trancher ta belle-mère ^^
avatar renau
De renau
Le 03/02/21 à 09:21:36

j'en suis au 2ème couplet et j'ai déjà mal à la tronche
PIK PRESIDENT
avatar petitpoilu
De petitpoilu
Le 03/02/21 à 13:22:23

Laissez Pik prez.
Il ne fera que passer, soyez sympas ^^

Son cousin Baronci a encore les fesses toutes rouges :p
avatar lagouluee
De lagouluee
Le 03/02/21 à 15:50:11

??
avatar petitpoilu
De petitpoilu
Le 14/02/21 à 12:00:54

1 piqueassiette conseiller Nice
2 petitpoilu conseiller Marseille

Allez, viens mon bichon, entrons ! ^^
De chlochlos
Le 14/02/21 à 12:17:47

Personne n’a lu faut pas se mentir
avatar paskalou
De paskalou
Le 14/02/21 à 12:26:40

C'est pas bien de copier des discours du Net...
Le modèle du discours révolutionnaire, par Joseph de Maistre, en l'occurrence !

Tu seras fouetté sur la place publique pour plagiat ! :p
avatar anetheron
De anetheron
Le 14/02/21 à 12:34:42

Bien pire cher roux, bien pire...
Les affres physiques ne sont pas les pires :P
avatar sherlocck
De sherlocck
Le 14/02/21 à 14:09:05

Mince, je trouvais que c'était un bel écrit, je suis déçu :'(
Comme nous sommes dans un topic d'histoire, complétons par quelques détails:

"Le comte Joseph de Maistre (Chambéry, 1er avril 1753 - Turin, 26 février 1821) est un homme politique, philosophe, magistrat et écrivain savoyard, sujet du royaume de Sardaigne.

Joseph de Maistre était membre du souverain Sénat de Savoie, avant d'émigrer en 1792 quand les forces armées françaises occupent la Savoie. Il passe ensuite quelques années en Russie, avant de retourner à Turin. Il est l'un des pères de la philosophie contre-révolutionnaire, membre éminent de la franc-maçonnerie, et incliné vers l'ésotérisme."
Wikipédia (la base)

Notez la présence de guillemets
avatar lyonsuper
De lyonsuper
Le 14/02/21 à 14:20:39

Ce que j'aime bien avec Piqueassiette 24h plutôt sur le pavé discours d'Anetheron il etait en mode "flemme de lire" "zzzzz" et là il nous sort le double pavés sauce blanche parce que monsieur est en tête de la liste ministrable, c'est le culot !
avatar barbiegirl
De barbiegirl
Le 14/02/21 à 14:29:11

Le 02/02/21 à 20:27:19

Il a "écrit" cela il y a près de 12 jours...
Tu as trop bouffé de côtelettes...
avatar magnet
De magnet
Le 14/02/21 à 17:53:53

Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal, elle consiste à copier un auteur ou accaparer l'œuvre d'un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire, ainsi qu'à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel.

Le « plagiaire » est celui qui s'approprie indûment ou frauduleusement tout ou partie d'une œuvre littéraire, technique ou artistique (et certains étendent ceci — par extension — à un style, des idées, ou des faits). Le plagiat diffère de l'art du pastiche, qui consiste à imiter ou à calquer les codes ou les figures d'expression d'un auteur, dans un but d'ironie, d'humour ou de dérision.

Le plagiat, qui ne fait pas l'objet d'une définition juridique, est une forme de contrefaçon. Certains1 opèrent une distinction entre le plagiat, emprunt grossier, et le « démarquage », où le texte subit des modifications variées pour brouiller les pistes.

De même les anglophones rapprochent parfois aussi du plagiat le misquoting (sources manquantes ou insuffisantes), le Self Plagiarism (« auto-plagiat », nullement illégal voire impossible en tant qu'oxymorique, souvent utilisé par les artistes (Warhol en particulier, qui en a fait sa marque), mais parfois assimilé à une sorte de manquement à une nouvelle « norme morale » ou à une sorte de « fraude par recyclage » quand il n'est pas signalé), de même que pour le slice and dice plagerism (recomposition de ses propres écrits)2. Dans le domaine scientifique, l'auto-plagiat ou publication redondante est prohibé3,4.

Attesté en français en 1697, le mot plagiat est l'œuvre d'un tricheur, d'un voleur ou pilleur. Il commence à s'appliquer au monde des Belles-lettres, même si le verbe plagier n'apparaît qu'en 1801, à l'âge des émois romantiques. Le mot plagiaire est plus ancien, attesté vers 1484 selon le dictionnaire étymologique de Dubois et Dauzat : le plagiaire n'est qu'un faussaire qui se contente de recopier les autres artistes, hommes de l'art ou de science, de voler les bons auteurs, contributeurs ou hommes de spécialités, tant leurs livres, leurs manuscrits, leurs études, rapports, bref d'accaparer sans vergogne le fruit de leurs recherches et de leurs longues applications à fabriquer et étudier. Il s'agit de quelqu'un qui s'approprie le labeur d'autrui tout en cherchant à se faire passer pour le créateur ou l'auteur véritable et à essayer d'en capter honneurs et succès.

Le mot latin masculin pl?g??r?us, ?i désigne un débaucheur d'esclave d'autrui, un receleur d'esclaves, c'est-à-dire de biens meubles dérobés illégalement ainsi qu'un marchand qui vend ou achète comme esclave une personne libre ou un enfant ravi à sa famille libre. Le mot latin provient du verbe pl?gi?re, qui signifie simplement à l'époque de Ciceron « voler un homme », selon le Gaffiot. Le pl?g?um est alors une activité criminelle, car l'autorité régule et contrôle le commerce des esclaves. Nous pouvons supposer que le dernier verbe gréco-romain, issu du mot grec plagios, signifiant « oblique, en pente », également à l'origine du terme italien plaggia soit la plage en un sens topographique, possède à l'origine le sens de « obliquer, détourner ». Le plagiaire, s'il est un auteur d'un forfait, s'affirme dès l'Antiquité en auteur crapuleux d'un détournement vers ses propres intérêts à valoriser, quitte à réduire en esclavage d'autres hommes ou leurs enfants.

Les premières attentions portées au plagiat, perçu comme un phénomène préjudiciable à la création, sont issues du monde littéraire. En matière intellectuelle les idées sont de libre parcours : tout le monde peut les reprendre. Mais le plagiat va au-delà : le plagiaire tente d'usurper une gloire indue en s'appuyant sur l'œuvre d'un autre auteur. Il emprunte sans le dire la forme de l'expression.

Le terme « plagiaire » semble apparaître pour la première fois dans les épigrammes du poète satirique Martial, lequel se plaint à un ami que ses œuvres ont été appropriées par un autre et sont en servitude pénible, en rappelant quel est le véritable auteur : « tu ramèneras le plagiaire à la pudeur » (impones plagiario pudorem)5. Pourtant à cette époque, le plagiat est un jeu d'école qui légitime ce type d'emprunt souvent avoué ou connu6. Ainsi Sénèque engage les auteurs à « digérer » leurs prédécesseurs7.

Au Moyen Âge, trouvères et troubadours ne cessent de se copier. La tradition orale est alors encore plus importante que la tradition écrite avec des œuvres qui ne sont pas signées. Avant la découverte de l'imprimerie, les copistes n'hésitent pas à faire commerce des écrits qu'ils ont copiés pour leur compte. À la Renaissance, la réapparition des manuscrits grecs et romains favorise le plagiat alors que se développe progressivement la conception patrimoniale de l'œuvre littéraire et la diffusion du livre par la librairie. En France, l'ordonnance du 17 mars 1539 défend d'imprimer des livres nouveaux sans la permission du Parlement ou du roi. L'ordonnance de Moulins de février 1566 donne alors au libraire un droit d'exploitation, souvent sur 10 ans, l'auteur lui vendant son œuvre sans considération du nombre d'exemplaires vendus8.

Au xviie siècle, le plagiat est au centre de nombreuses controverses, notamment chez les grands auteurs qui commencent à pouvoir vivre de leur plume sans avoir besoin de mécène. À cette époque, un prétendu professeur enseigne à ses disciples « l'art de voler et de pallier finement leur larcin ». Antoine Gachet d'Artigny relate dans ses Nouveaux mémoires d'histoire, de critique et de littérature comment un certain Richesource crée une école de plagianisme9.

Ce n'est qu'au xviiie siècle que le droit d'auteur se forme dans sa conception moderne, et que le plagiat devient juridiquement distinct de la contrefaçon. Diderot qualifie à cette époque le plagiat comme étant « le délit le plus grave qui puisse se trouver dans la République des Lettres »10.

Le terme prend son sens au xixe siècle, et désigne alors les œuvres dont le caractère original n’est pas jugé suffisant pour les faire entrer dans la littérature.[réf. nécessaire] Avec le temps et le développement de l’impression à grande échelle, le plagiat n’empiète plus seulement sur les terrains de l’originalité ou de la moralité, mais également sur celui de la propriété8.

La copie à titre humoristique, par exemple le pastiche, est en France exclue de l'application de la loi sur la propriété intellectuelle11.
avatar novatien
De novatien
Le 14/02/21 à 18:01:59

"Le mot latin masculin pl?g??r?us, ?i"

Ah oui ? Je connaissais pas ce mot ^^

Ceci dit toujours très agréables les nombres qui garnissent le texte

(Plagiaire du dimanche va ^^)
avatar petitpoilu
De petitpoilu
Le 14/02/21 à 18:10:55

Les cours de latin ça doit ?tre sympa quand m?me.
J?adorerai l?utiliser juste pour le fun ? pour sa po?sie.

Le r?ve.

^^
avatar magnet
De magnet
Le 14/02/21 à 18:28:18

Mais oui!

Plagiat, du latin pl?g??r?us, du latin pl?g??m, du grec pl&g??n.

C'est une évidence, pourtant!
avatar robertleretour
De robertleretour
Le 14/02/21 à 18:36:50

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avatar magnet
De magnet
Le 14/02/21 à 19:17:07

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avatar sherlocck
De sherlocck
Le 14/02/21 à 20:01:34

Je ne dirais qu'une chose : -_-
avatar lookatmefouryou
De lookatmefouryou
Le 14/02/21 à 20:09:17

°[n_n]°
avatar labeechamel
De labeechamel
Le 14/02/21 à 21:28:41

PROUT
De chlochlos
Le 15/02/21 à 00:36:41

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avatar robertleretour
De robertleretour
Le 15/02/21 à 12:53:04

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